Pour les anciens lecteurs qui passeraient éventuellement par là :
Oui effectivement j’ai tout viré. Depuis l’anniversaire de fils, j’avais plus trop de choses intéressantes à raconter, à part les banalités que chaque parent connait (caca, tétées, gamelles, bêtises et compagnie)…
Et puis avec le recul, y’avait pas mal de billets que je « regrettais », ils n’avaient rien à faire là, exposés en libre service auprès de gens qui ne connaissent même pas mes enfants pour de vrai…
Je me suis dit que quitte à tout supprimer, autant réutiliser la base.
C’est pour quoi j’ai choisi de faire de ce blog un blog « nature ».
Enfin pas spécialement nature, je parlerais plus d’allaitement qu’autre chose, mais j’aborderais peut être vite fait certaines pratiques de maternage…
Pour le nouveau public :
Je suis Mylou, j’approche doucement de la trentaine, et je vis dans la plus belle région de France : la Provence (Avignon, même)
L’allaitement a toujours fait partie de ma vie.
Déjà nouvelle-née (nouveau-née ? nouveau-né ? Je suis une fille, sacrebleu !) je tétais les seins de ma mère.
Ma mère qui m’a d’ailleurs fait grandir avec l’idée que « les bébés, ça boit au sein, et puis c’est tout ! » avec comme argument choc ma santé de fer.
(Moi, malade ? la dernière fois c’était y’a 20 ans. La grippe.)
Forcement, moi, du coup, je ne m’imaginais pas nourrir mes enfants autrement qu’à mes seins.
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été choquée d’apprendre qu’unetelle allait nourrir son bébé au biberon… Et paradoxalement, le 1er bébé que j’ai vu allaité, c’était mon fils !
(Et je n’ai aucune photo de moi pendue au sein -_- )
Mon fils a été allaité 8 mois ½
A l’époque, je n’étais pas DU TOUT informée sur le sujet.
Je n’avais rien cherché non plus, tellement pour moi c’était normal
Je pensais qu’on allaitait 6 mois et que ça s’arrêtait et puis basta ! Et puis allaitement et diversification ça ne va pas ensemble, etc.
(Je pourrais faire une très bonne pédiatre tiens)
Il n’a pas voulu autre chose que mon lait jusqu’à 8 mois, du coup on a profité de la diversification pour le sevrer…
A l’époque, 8 mois ½ je trouvais ça plus que bien ! Et puis j’en avais marre aussi, je m’étais lassée…
Et puis je n’ai pas supporté les dents…
Mais plus le temps passait, plus je regrettais.
J’ai commencé à fréquenter des forums, à lire des folles qui allaitaient (ou voulaient) des bébés d’un an !!
« Ha ouais, c’est possible ? »
Et avec le temps, je trouvais ça tellement normal et évident : pourquoi arrêter quand tout se passe naturellement et qu’on a la possibilité de le faire ?
Du coup, j’étais partie dans l’idée d’allaiter BB2 jusqu’à 12 mois, pas moins.
Apres, la décision reviendra à bébé, mais je n’aurais pas supporté allaiter moins…
On a eu quelques passages difficiles (déjà, grosses crevasses dès le 1er jour. De quoi décourager la majorité !), j’ai failli craquer plusieurs fois (« bon, ras le c*l, demain je la sèvre ! »), plusieurs soirs j’ai fini en larmes…
Et puis…
Et puis est arrivé le sevrage !
D’abord, plus de tétée du matin. Elle se levait seule, allait seule dans la cuisine, buvait un peu (beaucoup) d’eau, mangeait ses biscottes et hop.
Puis le tour de la tétée de l’âpres midi, pour la sieste. Plus besoin de ça pour s’endormir !
Et Vers 25 mois, les tétées du soir sont devenues de plus en plus rares… Soit, faute de sieste, elle s’endormait direct, soit elle bataillait au moment de la mise au sein (mais le prenait volontiers une fois calmée !). Elle a sauté un soir, puis deux, puis trois…
Je l’aurais allaitée moins de 27 mois, à quelques jours près…
Plus le temps passait plus je me voyais l’allaiter jusqu’à ses 3 ans, je m’imaginais son retour de l’école l’après midi, hop au sein pour les retrouvailles… Mais non…
J’ai toujours dit que le plus important pour moi était que le sevrage ne vienne uniquement que d’elle, que jamais je choisirais à sa place, que je préfère un sevrage choisi par elle que par moi.
Mais une fois qu’on y est, c’est différent.
Je vis tres tres mal ce sevrage…
Y’a un manque énorme maintenant (je ne parle pas de la taille de mes nichons), les tétées faisaient partie de ma routine quotidienne, c’était une habitude, comme le pipi du réveil, le shampoing du soir ou le brossage de dents 3 fois par jour…
Maintenant je ne fais que jouer avec elle et lui changer sa couche… (Bon, on a souvent un câlin le soir aussi)
Enfin, je me console en me disant que de toute façon, un jour j’aurais Titroiz pendu à mes seins.
Cet allaitement n’est pas le dernier, je sais que j’allaiterai de nouveau un jour…
Je sais aussi que le prochain sevrage risque fortement de me « détruire » et là, j’ai intérêt de trouver un très très bon psy !
Bref, tout ça pour dire que l’allaitement a toujours fait partie de ma vie et est une chose hyper importante pour moi.
D’où l’envie de faire ce blog, des infos, des articles, des conseils etc etc.
Alors bonne lecture à vous, j’espère vous aider à vivre un vrai beau/bon allaitement !
Ou à lire, ou juste interessants.
Moi, en bonne monomaniaque qui se respecte, dès que je peux, j'achete un livre sur l'allaitement.
Fondamentalement ça me sert pas à grand chose, mais j'aime bien avoir tout ça sous le coude (et puis ça fait plus credible aussi aupres des nanas debiles qui pensent tout savoir sur le sujet alors que bon, hein...
Bref, voici donc ma collection
Pour les petits budgets qui veulent un tour rapide mais complet sur le sujet, les deux livres de la collection Jouvence sont top.
Une histoire d'allaitement, je pense que c'est reellement pour les vraies passionnées du sujet, ça parle de l'allaitement depuis la nuit des temps, de comment ça se passait d'une epoque à l'autre, des photos, des peintures, des sculptures, etc etc... Et y'a des trucs abordés qui sont evidemment trop inhabituels pour nous et qui peuvent donc deranger (la grand mere qui allaite ses petits enfants, par exemple)
Les 10 plus gros mensonges. Rien de mieux pour nous aider à argumenter quand des gens nous sortent des perles. Explications scientifiques et compagnie.
Et bien sur, L'art de l'allaitement maternel. Le plus archi complet sur le sujet...
Bon, j'ai pas encore enormement de livres mais en meme temps, ça fait un sacré budget hein, donc je fais comme je peux, mais j'en ai encore pleins à acheter...
Non mais si, vous en avez forcement entendu parler...
Il paraitrait maintenant, suite à une etude anglaise hautement serieuse, que l'allaitement exclusif jusqu'à 4-6 mois, bah ce serait pas aussi bien qu'on le dit...
Je vous mets ici l'article du Figaro :
Des pédiatres britanniques estiment que l'absence totale de nourriture solide dans le régime des bébés jusqu'à l'âge de 6 mois n'est pas toujours une bonne chose. Un avis qui va à l'encontre des recommandations de l'OMS et de l'Union européenne.
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L'Organisation mondiale de la santé et l'Union européenne recommandent respectivement depuis 2001 et 2003 l'allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois de croissance d'un nouveau-né. Une synthèse des études portant sur le sujet, réalisée par des pédiatres britanniques et publiée dans le British Medical Journal, remet légèrement en cause ce dogme établi. D'après leur analyse, une alimentation uniquement basée sur le lait maternel après 4 mois pourrait présenter plus de désavantages qu'on ne l'imagine, au moins dans les pays développés.
Les médecins soulignent tout d'abord l'absence de « preuve incontestable » de la nocivité des aliments solides entre 4 et 6 mois. En revanche, expliquent-ils, une étude américaine de 2007 pointe le risque plus important de carences en fer - anémies pour les bébés qui ne sont nourris qu'au sein. En France, le ministère de la Santé conteste ce résultat et assure que «l'allaitement fournit tous les nutriments dont le bébé a besoin jusqu'à l'âge de 6 mois».
Ouvrir le débat sur une recommandation « inadaptée »
Les défenseurs du lait maternel accusent également ces chercheurs de faire le jeu de l'industrie agro-alimentaire, ces derniers ayant pour la plupart déjà travaillé pour des grandes entreprises en tant que spécialistes des questions de nutrition infantile. «Ce n'est pas une tentative de promotion des nourritures de sevrage pour bébé commerciales», se défend Mary Fewtrell, auteur principale, dans le Guardian. Celle-ci rappelle que l'idéal est bien sûr de donner à son enfant des repas faits maison. Au passage, elle ne s'alarme pas outre mesure de la situation puisque l'allaitement exclusif entre 4 et 6 mois reste marginal en Grande-Bretagne. Mais plusieurs éléments la poussent à ouvrir le débat sur une recommandation qu'elle juge inadaptée et qui a pourtant été reprise dans 65% des pays européens, dont la France.
Outre le risque accru d'anémies, les bébés auraient en effet plus de chances de développer des allergies alimentaires lorsqu'ils ne sont pas exposés très jeunes à autre chose que du lait. Ils citent l'exemple d'Israël où les arachides sont utilisés très jeune comme complément alimentaire. Une pratique qui aurait une incidence directe sur le faible nombre de personnes qui y sont allergiques dans le pays. Des études épidémiologiques menées en Suède laissent également suggérer une recrudescence des intolérances au gluten après que les pouvoirs publics ont fait la promotion de l'allaitement exclusif prolongé.
Pas de remise en cause intégrale des bienfaits de l'allaitement
Enfin, les chercheurs évoquent la nécessité d'habituer très tôt les bébés aux goûts amers afin de favoriser la prise de légumes verts jeunes. Une diversification alimentaire précoce augmenterait les chances de voir les enfants se nourrir de manière équilibrée. Les chercheurs n'apportent toutefois aucune donnée supplémentaire pour appuyer leur théorie.
De toute façon, les auteurs sont loin de dénigrer l'allaitement. Ils ne remettent pas en cause les bienfaits prouvés de ce mode d'alimentation pour le nouveau-né (protection immunitaire, digestion facile, protection contre les allergies non-alimentaires, etc). Ils ne prennent pas non plus le risque de confondre les problématiques des pays occidentaux avec celles des pays en voie de développement. Les risques de maladies hydriques, liés à des conditions sanitaires souvent dégradées, sont bien trop importants dans certains endroits du globe. L'introduction d'aliments solides dans l'alimentation s'y révèlerait très dangereuse pour des bébés âgés de seulement 4 mois.
A noter que :
1) les bébés allaités n'ont pas besoin d'etre diversifiés pour connaitre d'autres gouts, puisque ça fait à peu pres 200 000 ans qu'on sait que le lait de moman prend le gout de son alimentation... alors que le lait arti, lui, a le meme gout de la 1ere à la derniere cuillere de la boite
2) en quoi etre allergique au lait de vache est une anomalie ? on est des veaux ? non. donc, etre allergique à un aliment qui n'est pas prevu pour nous, et donc inadapté, je vois pas le soucis
3) selon l'unicef, 3 des 4 auteurs de cette etudes ont des liens tres serrés avec l'industrie alimentaire infantile
4) d'ailleurs :

quelle coincidence, dis donc !

Ce matin j'ai reçu 3 nouveaux livres :
* Les années de lait :
Une maman allaitante au très long cours.
Il peut etre interressant, mais alors si vous ne concevez pas d'allaiter plus d'un an ou deux, laissez tomber ce bouquin...
* Le probleme avec l'allaitement :
James Akré est un pro allaitement, je l'ai pas encore feuilleté.
Son truc, c'est pas de dire que "l'allaitement c'est mieux" mais "le non allaitement, c'est moins bien"
* L'allaitement :
Depuis le temps que je le voulais celui là ! (LA bible)
Je l'ai ouvert vite fait pour voir, il est hyper bien fait !!
Y'a des petits reperes meme sur le bord des pages, ça j'adore !
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A propos
Auteur : Mylou
* Maman nature autant que possible, je projette de devenir Maman relais Brindilles un jour
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